Ne tergiverse pas, ne tergiverse pas, c'est l'inconscient de la scène présente qui communique toute l'émotion de l'instant. Il ne faut pas tergiverser, il ne faut pas tourner autour du pot, dans lequel baignent les racines du sujet, plongées dans une solution tamponnée nutritive qui leur permet d'assurer leur croissance et ainsi de participer à la vie, de contribuer à l'évolution de leur espèce. L'espèce de communication, de branche "in" traitant de l'esprit et de ses facultés émotionnelles élevées, en vogue dans les salons de thé spirituel les plus huppés de la capitale culturelle et intellectuelle de l'âme. La véritable citadelle de la création, où brûlent les liens ardents et où volent les anges, en quête de la mortalité et de la chair. Ils volent comme des papillons dans une cage, ils virevoltent, agités par le dégoût d'eux même, le désordre de leur cerveau, ce dernier n'accepte pas l'état actuel des évènements. Volatiles frétillant dans les volutes de fumée du paradis, ils sont comme le mélange de tous les constituants d'un cocktail multicolore et puissant, martial et solennel. Une grande fresque des envies sournoises, un tableau d'abondance, de chaos et de création infinie et anarchique. La lumière blanche et salvatrice, comme la claymore d'un gardien loyal, viendra trancher dans la matière éthérée et la modélisera selon toutes les lois divines édifiées pour lui faire prendre forme. Cette amas de matière en activité se reproduira encore et encore, chaque membre sera lier à tous les autres, tous unis dans une pensée commune et pure, à l'extrême de la discipline et de la concentration. Car la somme de nos énergies fougueuses, rigoureusement canalisées, se reflétera dans l'espace à l'image d'une terre nouvelle et d'une grande humanité. Quelle montée en puissance de l'uniformité, de l'unité, de la fraternité. Une conception presque trop parfaite d'une entité faite de désordres et de fluctuations, guidée par le hasard et le doute dans un océan sombre et oppressant. Chaque individu est insignifiant, il doit contribuer à l'évolution de sa communauté en se donnant corps et âmes aux taches qui lui sont confiées, aucun respect de l'intégrité, de la personnalité, de l'individualité, et de la dualité humaine. Il est bon d'être soudé lorsqu'on est en nombre et rangés, mais au yeux de Dieu nous ne sommes que des brebis égarées, éparpillées par petits troupeaux apeurés et aveuglés. La capacité à produire sans reproduire n'est pas proportionnel au nombre de créateurs, elle est infiniment plus élevée.