Au détour d'un désastre spirituel temporaire...

Au détour d'un désastre spirituel temporaire...
Ah mais quel est cet endroit ? Des endroits, toujours des endroits ! C'est un des points communs à tous les éléments de cette sombre histoire. En effet chaque scène a tendance à se produire dans un environnement différent à chaque fois, clos, restreint et confiné. On doit tenir quelque chose, on doit etre sur un bout de piste c'est certain !

Tout défile à une allure folle ! On aimerait dire aux chose de ralentir un peu. Hey le sel, pas si vite ! Attends télécommande, faut zapper là ! Mais quel connard de sopalin ! Salopin va ! Attends c'était pour rire !

...

Et voilà, les objets vont trop vites et au final on se retrouve tout seul. Aucune aide extérieure, absolument aucun secourt venant des choses sans vie qui pourtant vivent avec nous chaque jour... Quelle ingratitude ! On héberge tant de petites chose, sans le moindre remerciement. Mais cessons de déblaterer de la connerie à la pelle ! Car il nous faut une pelle afin de nous enfuir de cet endroit. Dans l'endroit suivant on demandera notre chemin.
Creusons !

...

Il semble de pas y avoir d'endroit cette fois ci. A moins que l'endroit ne soit le tunnel que nous venons de creuser. Dans ce cas, s'il y a de la terre il doit bien y avoir des vers quelque part. Ah ! En voilà hein ! Hey, psst ! Toi le vers ! Dis moi vers ou je peux trouver du vert, dans les deux sens du verbe. En passant, euh... si ton mal est vertébral, dis toi que t'es invertébré et penses à moi qui suis qu'un vertébré ok ? Pas de réponse... "Dévergondé moi ? Mais c'est une honte, espece de verge évercidée ! Euh écervidée..." Me répondit le molusque sans coquille ! Saviez vous que les vers s'avéraient sourds ? Bref, on en rediscutera, autour d'un verre...

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Apres une subite invertion du vide et du plein, on se retrouve dans un grand néant où flotte une sorte de tube en terre. Difficile à décrire, information facile à décrier. Mais nous flottons ! Celà suscite la suspicion ! C'est le monde à l'envers. Ah ! Etrangeté de la nature ! Un chemin se rapproche de nous ! "Si vous voulez rencontrer le cadavre de la jeune fille, suivez moi" Fit le chemin. Le probleme ici n'existerait pas sur terre... Pourquoi ? Car si l'on souhaite suivre un chemin, on l'emprunte ! Mais si le chemin part devant vous à toute allure, il faut d'abord le suivre de loin avant de le suivre de pres, et ensuite 6 infinités bien sure, on l'emprunte... Merde ! Il est déjà loin ! On va manquer le cadavre !

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Une ouverture spatiotemporelle nous a malheureusement fait changer d'endroit, encore une fois... D'ailleurs il y fait froid. Hein, quoi ?! Je reste coi ! Un funambulle maladroit ! Hey, monsieur, ne restez pas sur le toit ! Le funambulle se retourne alors et git devant moi, tout en émoi. "En hussard je fut pietre, en funambulle je fut pire"... Et il se jeta du haut d'un immeuble haussmannien, au milieu d'un champs de blé couleur d'ivoir... Un nouveau cadavre... Celà fait déjà deux. Enfin celui de la jeune fille nous ne l'avons point vu. D'ailleurs j'ai appris que c'était un certain Henry Hearst qui l'a découvert. Il se trouve actuellement chez l'inspecteur Victor Benezet. Allons le voir !

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Apres une rixe sauvage avec le créateur pour l'installation d'une ligne directe de métro jusqu'au cabinet de l'inspecteur Bezenet, nous y parvenons. Là, aucun commentaire sur la situation plus qu'intrigante. Victor Bezenet est une femme ! Oo, mais qu'est ce que tout celà ! Bref, prenons une photo de cette endroit pendant qu'il est temps...
Mince, 1h01 ! La synchronisation ! Faites cligner tres fort vos yeux, cela va créer un anomalie dans le parfaitement imparfait mécanisme divin et ainsi ouvrir une breche jusqu'à l'endroit suivant ! Profitons-en c'est une obène !

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# Posté le jeudi 12 octobre 2006 19:09

Un mauvais dieu dort dans les catacombes...

Un mauvais dieu dort dans les catacombes...
Rats des villes, rats des champs. Ce soir le sujet porte sur les petites créatures citadines qui creusent et courent sous nos pieds, occupées à leur constante et étrange besogne... Ces petites créatures sont d'ailleurs très associées au milieu Underground car elles sont synonyme de l'exclusion, de la vermine, de la malice et de beaucoup d'autres aspects. Poussés par leur situation, par leurs influences et par leur volonté, certains humains se rapprochent de plus en plus des rats. Ils commencent à vivre la nuit, se reposant de leurs efforts pendant la journée affalés dans un lit ressemblant plus à une paillasse, dans un antre aux volets baissés ou règne un climat de caverne, de grotte. Ils sont intrigués et attirés par tout ce qui touche aux bas fonds de la société, ils aiment parcourir les multiples galerie sous les villes, se sentant maîtres d'un domaine oublié des hommes du dessus. Bienvenue dans le sombre univers des entrailles de la ville de Paris, bienvenue dans les catacombes.

Le bruit de la terre et de la pierre calcaire sous nos pieds, le bruit du sac à dos remplis. La lumière vacillante d'une torche rafistolée, qui éclaire les parois des longs corridors. Les pupilles dilatées, captant la moindre source de lumière, tous les sens en éveil. On s'arrête au moindre bruit ne venant pas de sois même, on sent la montée d'adrénaline, le stress, la peur de l'inconnu. Et on marche, on progresse, toujours plus loin dans les boyaux des bas fonds, on lit les plaques indicatrices, on se repère, on repart de plus belle, en courant dans les couloirs. Le temps est alors différent, pas de jour, pas de nuit, aucun cycle. Evoluer dans l'inconnu perpétuel est une expérience très étrange... On se courbe sans cesse, les passages sont de plus en plus bas, de l'eau monte jusqu'à nos genoux, on progresse davantage, on se sent alors comme un rat dans son trou. On prend conscience que le monde de la vie est au dessus, environ trente mètres au dessus de nos têtes, et on reste là, sidéré par la situation. On se trouve dans un lieu hostile, de rares moisissures poussent sur les débris organiques encore en état, mais pas d'insecte, pas d'animaux. Les rats, c'est nous.

Inutile de dire à quel point le choc avec la réalité en sortant de sous terre est énorme. On se sent différent, on se sent étranger, même quelques heures passées en ce lieu paraissent à la fois quelques secondes et à la fois des centaines d'années. Cet endroit en partie abandonné de l'homme hante nos esprits, tel un sanctuaire. Le désir d'y retourner est fort. Pendant plusieurs jours après une descente on ne rêve que de cela, on revoit les longs couloirs sombres défilés rapidement, on entend un étrange bourdonnement... Comme le murmure de la pierre, le chuchotement des profondeurs...
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# Posté le lundi 31 juillet 2006 15:34

Modifié le lundi 23 juillet 2007 04:20

Somewhere on Earth...

Somewhere on Earth...
On se promène dans une rue, la tete légèrement baissée, le regard vague et vide. On se redresse soudain, on prend conscience de l'endroit qu'on parcourt, on se rappelle de moments passés ici, quelques mois, quelques années plus tot. Un banc ou l'on s'est assit, les moulures d'un immeuble haussmanien qui attire notre l'oeil, comme elles l'avaient déjà fait avant. Souvenirs et nostalgie. Regrets... Les murs sont devenues ternes, les rues désertes... Les gens sont devenus transparents, la vie s'est envolée, elle est si volatile. Tout est figé, on se crorait comme sur la pelicule d'une photo prise sur l'instant infini d'une période monotaune.
Le temps file à une allure incroyable, inconcevable. Ca y est, le moment du changement est enfin arrivé, tout change dans notre esprit, tout se décompose. La pierre s'éfrite, le goudron se fissure... Comme une vieille maison en lente décrépitude. Les lières grimpent aux lampes, la végétation envahit la conscience. Paris est inondé de solitude... Tout est figé, tout est impalpable. Il y a un vent léger, qui draine du sable jusqu'à notre corps. Notre peau de calcaire se craquèle, l'érosion du temps fait son oeuvre. On finit par disparaitre dans l'abyme, dans le vent de l'oubli. Meme la couleur s'est évaporée, le fond des choses, l'essences est blafarde...

Soudain... on se force à faire un dernier mouvement avant de tomber en poussière. Notre regard est accroché par la présence d'une chose étrange. Une toute petite chose dans une fissure de la rue. Qu'est ce donc ? Cela semble etre empli de grace, de délicatesse, de féminité et de... couleur ? Cette toute petite chose est verte et marron, du plus beau vert qui soit et d'un marron végétal. De forme oblongue, allongée. Le temps hors de nous va toujours aussi vite et de nos mains se vaporise fumée et poussière. On sent ce coeur de pierre qui est le notre battre une derniere fois peut etre. Battre pour cette toute petite chose. Le sentiment étrange nait à nouveau, de sentiment d'amour. La petite chose au sol se fend en deux, libérant une liane qui creuse le sol maladroitement. Des racines se forment. C'était une graine, une graine... Tout alentour est noir, banc et gris... terne...

La graine continu de pousser, elle écarte le sol et entre profondément dans la terre. Une jolie pousse s'épanoui, grandit. D'autres la suivent... Et en quelques temps un arbre est formé. Il va de plus en plus haut, il est grand et beau. Ses feuilles s'élargissent et se déploient. Il a des reflets argentés, de la poudre d'étoile sur l'écorce. La vie a reprit "Quelque part sur Terre"...

A partir d'une graine de folie...
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# Posté le jeudi 25 mai 2006 15:16

Modifié le dimanche 15 octobre 2006 18:47

The 3rd and the Mortal

The 3rd and the Mortal
Troisième article. Il s'agit d'un groupe de musique : The Third and the Mortal. C'est une musique de ce monde, mais à l'entendre on aurait des doutes quand à sa réelle provenance. Si je vous avez dit qu'elle était d'ailleurs, vous m'auriez cru. C'est un groupe qui a fait sse débuts en 1994 avec la sortie des albums "Sorrow" et "Tears laid in Earth". Il diffuse une musique à tendance gothique, dark folk et electro en réalité difficilement classable. Je définis leur meilleur album comme étant "Painting on Glass" sorti en 1996. Ce disque commence par une chanson étrange, qui met en halène. La troisième chanson est "Crystal Orchids", une chanson hors du temps qui plonge dans les souvenirs. En l'écoutant, notre esprit dérive vers la partie de notre enfance pendant laquelle l'environnement nous a principalement marqué. On revoit alors les formes des objets, des lieux... Une voix de morte chante une complainte que l'on dirait amoureuse... Il faut rester sur ses gardes avec ce genre de musique quelque peu déprimante. Ensuite, en septième position vient la chanson "Dreamscapes". Celle ci plonge dans un décor de pierre, une rue de Paris sans personne, on se laisse aller tranquillement en regardant les grandes portes et les arbres... Puis la dixième chanson : Veiled Exposure. Cette fois ci, la musique créer un fluide sinueux, formant des méandres si naturels... Cette chanson évoque beaucoup la nature d'ailleurs.

Voilà pour ce groupe formidable.
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# Posté le dimanche 16 avril 2006 17:36

Modifié le lundi 23 juillet 2007 04:20

Monochrome

"Anyway, i can try anything it's the same circle that leads to nowhere
and i'm tired now.
anyway, i've lost my face, my dignity, my look, all of these things are gone
and i'm tired now.

but don't be scared, i found a good job and i go to work every day on my old
bicycle you loved.

i am pilling up some unread books under my bed and i really think i'll never
read again.
no concentration, just a white disorder everywhere around me, you know
i'm so tired now.

but don't worry i often go to dinners and parties with some old friends who care for me,
take me back home and stay.

mochrome floors, monochrome walls, only abscence near me, nothing but silence
around me.
monochrome flat, monochrome life, only abscence near me, nothing but silence
around me.

sometimes i search an event or something to remember, but i've really got
nothing in mind.
sometimes i open the windows and listen people walking in the down streets. there is a life
out there.

but don't be scared, i found a good job and i go to work every day on my old
bicycle you loved.

anyway, i can try anything it's the same circle that leads to nowhere and
i'm tired now.
anyway, i've lost my face, my dignity, my look, all of these things are gone and
i'm tired now.

but don't worry i often go to dinners and parties with some old friends who care for me,
take me back home and stay.

mochrome floors, monochrome walls, only abscence near me, nothing but silence
around me.
monochrome flat, monochrome life, only abscence near me, nothing but silence
around me."


Cette chanson, Monochrome de Yann Tiersen, ne vient pas d'un autre monde. Cependant l'idée qu'elle dégagé est étrangement surnaturelle, les violons qui sursautent et l'accordéon qui forment ce fond raisonnant... Tout ceci fait percevoir des idées à nos pauvres consciences. Cette chanson nous évoque donc la nostalgie, la mélancolie. Vous, en tant que visiteurs de cette galerie d'exposition, vous devriez observer une répétition par rapport à l'article précédent. Effectivement il y en a une. Je preciserai donc une chose, c'est que pour regarder l'autre monde en face et etre capable de l'affronter, il faut avoir vécu la désillusion et le désenchantement.
Je continue donc. Cette chanson particulière mènent les esprits connaisseurs à cette délicate attention que l'on porte à son verre d'absinthe lorsque la pensée se perd entre le rouge, l'ocre et le noir. On porte alors à ces levres ce nectar, on sent la chaleur monter. On se considère comme un bagnard du Cayenne, seul survivant de la fin du monde, qui constate une breche dans son enclot. On se livre au plaisir spirituel, laissant les kaléidoscopes tourner...
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# Posté le dimanche 16 avril 2006 15:40